Retour à la vie risquée : se relever après la nuit
Dans son nouveau roman, Retour à la vie risquée, Dominique Van Cotthem explore avec intensité la puissance de la résilience humaine. Comment continuer à avancer lorsque le destin a tout fracassé sur son passage ? Comment deux êtres profondément blessés peuvent-ils encore entrevoir une lumière au bout du tunnel ?
Un train de nuit vers l’inconnu
Théo sort de quatorze années de prison avec une soif de vengeance ancrée au plus profond de lui. Giselle, quant à elle, tente de survivre au deuil de son mari et de sa sœur, disparus dans un incendie tragique. Ils se croisent dans un train de nuit Paris–Aurillac, sans imaginer que ce voyage nocturne marquera un tournant irréversible dans leurs existences.
Le prix d’un passé carcéral étouffant
Pourquoi la vie s’acharne-t-elle parfois sur ceux qui n’ont rien fait ? Théo clame son innocence depuis le premier jour de sa condamnation injuste. Pourtant, une fois libéré, il se heurte à une société qui rejette, soupçonne et condamne encore celui qu’elle a déjà enfermé et effacé pendant des années.
Les cicatrices invisibles d’une rencontre charnelle
Dominique Van Cotthem nourrit cette intensité d’une expérience personnelle forte en milieu carcéral. Elle y a rencontré des hommes brisés, aux regards fuyants, portant en eux une détresse humaine abyssale. Cette émotion brute traverse chaque page et donne au récit une profondeur psychologique saisissante.
Oser risquer son cœur à nouveau
Entre Théo et Giselle, les mots deviennent superflus. Leurs corps prennent le relais, dans une rencontre charnelle, violente et instinctive, où s’expriment enfin la colère, la haine et le désespoir longtemps contenus. Peut-on se reconstruire lorsque tout passe d’abord par le corps de l’autre ?
La chute des masques et des filtres
Giselle dissimule ses propres fêlures derrière les cicatrices d’un corps qu’elle n’ose plus regarder. Face à cet inconnu, les masques tombent peu à peu. Elle s’autorise à ressentir à nouveau, à éprouver des sensations qu’elle croyait perdues à jamais. La réparation commence là où on l’attend le moins : au cœur même du chaos.
Raviver la lumière malgré l’urgence
L’autrice malmène ses personnages pour mieux révéler leur force de vie insoupçonnée. Refusant toute case, elle navigue avec finesse entre suspense et introspection. Car vivre, nous rappelle-t-elle, est un risque permanent — un risque qu’il faut parfois accepter de courir pour continuer d’exister.
Finalement, Retour à la vie risquée nous rappelle que même les ténèbres les plus épaisses ne peuvent totalement éteindre la lumière intérieure.
3 raisons (parmi d’autres) de lire Retour à la vie risquée
- Réalité carcérale – tirée d’une immersion vécue par l’autrice.
- Corps réparateurs – soignant les blessures sans utiliser de mots.
- Rythme haletant – construit avec des chapitres courts et percutants.
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