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La figure de la sorcière : Bien plus qu’un mythe

Dans son roman « Sorginak », Ophélie Cohen réinvente la figure de la sorcière, la transformant en un puissant symbole d’émancipation féminine et de résistance. Plongez dans un récit où la liberté et le pouvoir des femmes sont au cœur de l’intrigue.

Une Héroïne Moderne et Indépendante

Ophélie Cohen dépeint les sorcières, ou « shorginac », comme des femmes fortes et indépendantes, loin des clichés maléfiques. Le roman, ancré dans les légendes du Pays Basque, célèbre la liberté d’être et de penser, des droits fondamentaux pour l’autrice. Maider, l’héroïne, est une « électron libre » issue d’un clan de « shorginac ».

La Sorcière : Miroir de Notre Société

Cette figure de la sorcière sert de critique implicite de la société actuelle. En 2024, il reste difficile pour les femmes de ne pas « rentrer dans le moule » et elles sont souvent jugées ou mises à l’écart si elles ne respectent pas les normes sociales, comme le désir d’enfants. Les sorcières du roman, vivant en retrait, incarnent cette résistance face aux conventions.

La Vraie Sorcellerie : Savoir et Connexion

La « vraie sorcellerie » est présentée comme une recherche de savoir, une connexion profonde avec la nature et l’expression d’un pouvoir personnel. Historiquement, la « shorgin » basque était la sage-femme, celle qui connaissait les plantes et les remèdes pour soigner, une image éloignée de la sorcière maléfique. Il ne s’agit pas de magie fantastique, mais d’une connaissance ancestrale et pratique.

Un Héritage de Puissance Féminine

Maider porte le poids des traditions familiales, un fardeau qui se transforme en un héritage de pouvoir qu’elle doit apprendre à maîtriser pour en faire une force. Ce « clan de femmes fortes » rend hommage aux « femmes très fortes » de la famille d’Ophélie Cohen. Tout ce qui est porté peut devenir une force si on sait l’utiliser.

Un Combat Collectif pour les Droits

Ophélie Cohen souligne le recul des droits des femmes dans le monde et l’importance d’un combat collectif. Elle défend également la place des autrices et des « minorités » dans le monde du livre, notamment à travers le collectif « Les Louves du Polar », pour faire entendre des voix diverses. La littérature doit être un art, pas seulement un commerce.

Inspirations et Recherches Approfondies

L’autrice a été profondément inspirée par l’essai féministe de Mona Cholet, « Sorcières, la puissance invaincue des femmes », qui a solidifié sa vision de la sorcière. Ses recherches ont inclus des légendes et l’histoire du Pays Basque, des vidéos d’un guide sur la chasse aux sorcières, des livres spécialisés et un film espagnol, « Les Sorcières d’Akelarre ». Elle a même fait la « marche des sorcières » pour s’immerger dans le sujet.

Ainsi, la figure de la sorcière dans « Sorginak » n’est pas qu’un simple personnage, mais un appel puissant à la liberté, à l’autonomie et à la reconnaissance de la force des femmes dans un monde en constante évolution.

3 raisons (parmi d’autres) de lire Sorginak :

  1. Héroïne moderne et indépendante – Maider défie les conventions et incarne la liberté féminine.
  2. Pouvoir et savoir ancestral – découvrez la force que recèle l’héritage des sorcières basques.
  3. Engagement et réflexion – un roman qui questionne la société et célèbre la résistance des femmes.

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